Lamborghini Miura : Première Supercar… Superstar !

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Au salon de Genève de 1966, une star est née: la Miura.

Sortie tout droit du trait de crayon du génie Marcello Gandini (alors jeune designer chez Bertone), la Miura est non seulement belle, très belle, mais c’est aussi la première Supercar de l’histoire moderne avec son V12 en position centrale arrière, une première !

La Miura est non seulement rapide avec plus de 280 km/h en vitesse de pointe mais, surtout, elle donne un coup de vieux à ses concurrentes.

Des couleurs sixties…

Les couleurs très sixties proposées par Lamborghini pour sa Miura ajoutent encore à son charme. L’auteur de ces lignes se rappelle les Miura jaune citron, vert pomme ou encore bleu clair qui arrivaient par camion à Boudevilliers en Suisse (Lamborghini avait à l’époque un actionnaire suisse). Cette voiture extraodinaire a hanté la jeunesse des sixties avec parfois, comme en ce jour de septembre 2007, l’aboutissement d’un rêve devenu réalité. Oui, votre « serviteur » a eu la chance d’admirer l’exemplaire d’une collection privée. C’était à Los Angeles et elle avait moins de 12’000 miles au compteur ! Son propriétaire, un ingénieur qui avait travaillé pour Howard Hughes, l’avait fait venir par avion d’Italie… il l’avait vue au salon de Turin et s’était empressé de la commander sans même l’avoir essayée. A Luxembourg, nous avons le plaisir d’en voir parfois rouler une en été, bordeaux et encore « dans son jus », cette merveille automobile semble toujours aussi moderne ! D’ailleurs, nous aimerions bien savoir combien il y en a au Grand-Duché, certainement quelques-unes…

Des chiffres affolants pour l’époque…

Attardons-nous un instant sur les caractéristiques de la Miura. A son lancement, son V12 de 3929 cm3 délivrait 350 chevaux (1966-1969), la version S (1969-1972) produisait 370 chevaux à 7’700 tr/min grâce à ses 4 gros Weber triple-corps. La version la plus recherchée aujourd’hui est la SV qui a été produite de 1971 à 1973. Sa puissance de 385 chevaux à 7’850 tr/min. lui permettait d’abattre le sprint 0-100 km/h en 5.5 secondes et cela avec les pneus larges de l’époque, des 205/60 VR15 ! Pour mieux apprécier ses performances, il faut replacer la Miura dans le contexte de son époque. En effet, elle prend toute sa dimension quand on se rappelle qu’une Porsche 911 (2.0L Boxer 6) affichait entre 130 et 160 chevaux et que la Lotus Championne du Monde de F1 en 1965 dépassait de justesse les 200 chevaux.

Une cote qui dépasse le million de Dollars…

Aujourd’hui, la cote de la Miura a carrément explosé, il faut compter autour du million d’Euro, voire plus, pour une belle SV. Ce n’est que justice tant elle est belle à mourir ! Par contre, sa conduite demande des bras et un gros cœur, son châssis n’était pas vraiment à la hauteur de son plumage. Selon nos sources, 764 Miura auraient vu le jour ; à ce nombre il y a lieu d’ajouter 6 exemplaires P400 SVJ pour la compétition, une Miura Spider ainsi qu’une version convertible réalisée par Bertone.

Quand la publicité n’est pas mensongère…

La publicité de l’époque la décrit comme étant «The fastest car in the world» et elle est vraiment magnifique avec son capot avant bas et plongeant, ses grilles noires typiques telles les branchies d’un requin. L’œil de l’amateur averti y devine les prémisses d’une autre star en devenir, la Lancia Stratos. Une autre publicité parle d’elle comme «The Ultimate sports car» ou encore «The Legend continues ». Après elle, sa descendante, la Countach, aura provoqué un autre raz-de-marée, mais c’est une autre histoire…

Découvrez son histoire détaillée et de nombreuses photos sur: www.lamborghinimiura.com

Photos: www.lamborghini.com

Auteur: Loud Pipes