Deux ans après sa grande sœur la « E », c’est au tour de la Classe « C » de se décliner en coupé et d’assurer ainsi la véritable relève de feu le CLK.
La découverte du coupé « C » lors du dernier salon de Genève m’avait quelque peu perturbé. Beau, élégant et sportif, ses caractéristiques techniques me semblaient pourtant trop proches du coupé « E » avec qui il partage châssis et motorisations. Mais quatre jours passés à son volant m’ont permis d’y voir un peu plus clair. Suivez le guide !
Esthétique
La plastique du coupé « C » arbore une ligne jeune et dynamique qui inspire une certaine sportivité tout en demeurant classique. Une réussite stylistique que le regard des passants ne manquera pas de vous rappeler ! L’habitacle est, lui, assez proche de celui de son aîné, ce qui est plutôt un compliment étant donné son haut niveau de finition et de technologie. Les sièges intégraux sont magnifiquement dessinés et se révèlent très accueillants sur longs parcours ; l’habitabilité arrière est un peu mesurée mais reste dans la moyenne de la catégorie. Le tout respire la qualité, la classe et le luxe.
Technique
Mercedes a toujours été à la pointe de la technologie et cet exemplaire ne déroge pas à la règle. Prenons pour exemples l’affichage des panneaux de limitations de vitesse au tableau de bord, les phares xénon directionnels avec fonction code / route automatique (un véritable copilote dans les petites routes nocturnes) ou la boîte auto 7 rapports avec fonction start-stop intégrée. Le système multimédia m’a particulièrement séduit, tant il est facile et intuitif. Le seul bémol vient du traditionnel et unique « comodo » Mercedes qui regroupe trop de commandes (clignotants, phares, essuie-glace) et est trop proche du cruise-control.
Conduite
Bien installé dans ses confortables sièges sport, on profite pleinement des multiples réglages pour parfaire la position de conduite. Le volant sport à la jante large tombe bien en mains et le toucher des diverses commandes est doux et agréable. La qualité de l’ergonomie se déguste au fil des kilomètres et c’est avec plaisir que l’on utilise cette belle machine à rouler. En effet, le moteur 250 CDI qui équipait notre modèle est un exemple de performance et de sobriété. Il est bien secondé par la boîte auto 7G-tronic qui le fait tourner dans les bas régimes du compte-tours, exactement là où il dispose de son couple maximum. La conduite du châssis est précise, douce et efficace et la suspension est plutôt typée confort, ce qui sied fort bien à un coupé luxueux. A ce sujet, je conseillerais de faire l’impasse sur les jantes 18 pouces optionnelles dont la raideur ne s’accorde pas très bien avec la suspension. Finalement je l’aurais bien garder quelques jours de plus cet agréable coupé…



