Mercedes Classe S : What else ?

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Une nouvelle Mercedes Classe S, c’est un événement mondial. La meilleure voiture au monde, la plus technologique… A chaque fois, c’est la même rengaine qu’on vous sert, et pourtant, cette énième évolution ne déroge pas à la règle tant on peut parler de révolution.

Présentation

S’il y a un modèle, un seul, auquel Mercedes tient avant tout, c’est bien la Classe S. Cette berline statutaire a définitivement marqué le siècle dernier de son empreinte car c’est Elle que les nantis de ce monde choisissent depuis toujours (ou presque) pour les transporter. La raison est simple, elle incarne le condensé du meilleur de ce qui se fait en terme de technologie, de performances, de confort et de luxe. Poussé par certains constructeurs en quête de « folie des grandeurs », Mercedes a pourtant délaissé son joyau, l’espace d’une décennie, en faisant renaître la mythique Maybach… Peine perdue, la Classe S est irremplaçable et la Maybach fut renvoyée aux oubliettes !

Elégance british

Le modèle que nous avons essayé est la S 350 CDI, l’entrée de gamme dotée du 3.0l V6 diesel et de la boîte automatique 7G-tronic. Sa robe gris orage habille cette majestueuse limousine avec style et discrétion. Superbe et de bon goût. Question style justement, il faut bien admettre que Mercedes a fait d’énormes progrès ces dernières années. Finies les formes lourdes et pataudes héritées des années 1990, place aujourd’hui à des lignes élégantes et équilibrées qui ondulent et creusent la carrosserie tout en s’inspirant des proportions des canons anglais, synonymes d’élégance absolue, soit un proue courte et une poupe au porte-à-faux prononcé. L’habitacle suit cette tendance vers le bon goût avec un bond spectaculaire en terme de finition et de raffinement, et une fois encore, un petit quelque chose de british… c’est que la Maybach n’est plus là pour se frotter aux Rolls et autres Bentley !

 

Un salon roulant

Examen réussi pour l’esthétique donc, mais qu’en est-il de la technologie ? Sa majesté demeure-t-elle au sommet de la pyramide du genre automobile ? Au vu du long week-end passé en sa compagnie et de la distance conséquente parcourue à son volant dans un confort total, la réponse est oui. Cependant, il y a tellement à dire sur ses compétences qu’il nous est impossible de tout restituer en quelques lignes. Tenons-nous en à l’essentiel… En s’installant à bord, on entre dans un monde de silence et de douceur où tout à été pensé pour nous choyer. A commencer par les sièges, impressionnants de confort et de maintien. C’est qu’ils sont réglables dans absolument toutes les directions ; chauffants, ventilés et même actifs, ils peuvent nous masser le dos ou même nous retenir dans les courbes serrées en gonflant leurs flancs ! Leur contrôle se fait via le menu animé du gigantesque écran multimédia, au graphisme digne des derniers jeux vidéo. Ce qui interpelle en mettant le contact c’est justement cette interface d’information multimédia, matérialisée par deux écran digitaux au format géant, le tout flottant dans le tableau de bord à la façon d’un téléviseur high-tech retro éclairé… comme dans un salon ! En démarrant c’est le silence qui surprend, un diesel aussi discret c’est carrément inédit, sa présence est presque impossible à déceler.

Dynamique et Technologique

La conduite n’est pas en reste avec une sensation de douceur et de puissance combinée à une onctuosité de roulage hors pair, la notion de « tapis volant » prend ici tout son sens. C‘est le travail effectué par la suspension pilotée qui est capable de distiller un confort royal comme de maintenir la caisse à la perfection lorsqu’on décide de hausser le rythme. La qualité du châssis est réellement déconcertante tant il est capable de nous transporter avec calme et volupté comme d’attaquer les routes de campagne au rythme de certaines sportives. Le moteur réagit à la moindre sollicitation et se révèle très performant pour une « entrée de gamme ». Tout au plus, pourrait-on reprocher un léger manque de réactivité de la boîte automatique en mode normal. La sobriété de ce carrosse de presque deux tonnes est une autre source d’étonnement puisque sa consommation se situe sous le seuil des 7,0 l/100km sur parcours autoroutier. Nous avons gardé le meilleur pour la fin, soit les aides à la conduite, domaine ou Mercedes est passé maître. Nous ne prendrons que deux exemples que sont la conduite « presque autonome » et l’éclairage actif. En effet, le régulateur de vitesse adaptatif couplé à la direction active est capable de conduire presque tout seul pour autant que la route soit pourvue de marquage au sol. Dans ces conditions, il suffit de sélectionner la vitesse et la distance avec le véhicule qui précède, de lâcher les pédales tout en tenant le volant nonchalamment et notre Classe S s’occupe de tout. La conduite autoroutière devient alors un plaisir, surtout lorsque le trafic est dense, un comble ! Quant à l’éclairage « full led » actif, il relève presque de la science-fiction tant il est capable de moduler automatiquement la forme et la profondeur de ses faisceaux pour garantir une vision nocturne optimale sans jamais éblouir les autres usagers. C’est comme si on positionnait un masque devant les phares pour générer des ombres sur les zones critiques, celles ou se trouvent les autres véhicules, tout en éclairant autour et au-delà. Bref, la Classe S nouvelle mouture est arrivée et, comme à chaque fois, ses concurrentes peuvent s’inquiéter…