Shell et la Formule 1

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Le dernier Grand Prix de Belgique était une belle occasion pour Shell de communiquer sur sa longue collaboration avec la Scuderia Ferrari dans la catégorie reine.


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C’est sur le fabuleux circuit de Spa-Francorchamps que nous avons été conviés par Shell à assister aux essais libres du dernier Grand Prix de Belgique de Formule 1. En arrivant sur le circuit, nous sommes accueillis dans le « Shell hospitality suite », le chalet se trouvant au lieu dit de l’Eau Rouge, soit au pied du fameux virage du Raidillon. A l’intérieur, il y a de quoi nous restaurer mais surtout une belle monoplace Ferrari exposée pour le plaisir des yeux et un simulateur de conduite F1 pour celui des sens…

Au cours de cette journée bien remplie nous aurons successivement l’occasion de suivre les deux séances d’essais libres, de nous essayer à la conduite sur simulateur avec l’aide de Pedro de la Rosa, le pilote d’essai maison, de parcourir le paddock et d’y visiter très brièvement le box Ferrari mais aussi d’en apprendre plus sur le partenariat qui lie Shell et Ferrari depuis plus de 60 ans. Shell fournit le carburant et les lubrifiants à l’écurie de F1 Ferrari mais cela ne s’arrête pas là. Cette collaboration intense a pour but de développer les substances combustibles et lubrifiantes disposant de caractéristiques optimales pour garantir à la fois performance et fiabilité aux moteurs de compétition. Le but final étant, bien sûr, d’en faire profiter ultérieurement les véhicules de série. Pour ce faire, Shell dispose d’un outil unique, un laboratoire mobile prenant place dans un container de semi-remorque qui suit l’équipe sur tous les Grand Prix. De toutes les écuries, Ferrari est la seule à bénéficier de telles installations. Voyons ce qu’elles ont à offrir…

L’essence d’une Formule 1

Le carburant d’un moteur de F1 est soumis à une réglementation très stricte et doit à tout moment être conforme aux spécifications édictées par la FIA. En pratique, un échantillon de référence est remis par l’écurie en début de saison, analysé (méthode de la spectrométrie) et conservé par les instances sportives. Par la suite, des échantillons sont prélevés au hasard dans le réservoir des voitures en cours de saison et comparés avec cette référence. S’il s’avérait que des différences existent, l’écurie risque la disqualification pure et simple ! Mais sur quels paramètres peut-on jouer pour améliorer les performances ? Evidemment Shell ne nous a pas tout dit mais l’indice d’octane, la densité ou l’énergie emmagasinée dans le carburant sont autant de variables qui influencent le chrono… A vous d’imaginer le reste ! Toujours est-il que, dans ces conditions, le laboratoire mobile de Shell constitue un outil précieux pour rechercher et contrôler les meilleures performances. Il le sera encore plus la saison prochaine avec les nouvelles motorisations 1.6l V6 turbo qui subiront une réglementation encore plus stricte

Les lubrifiants d’une Formule 1

Les huiles moteur et de transmission d’une F1 jouent également un rôle capital sur les performances. Leur développement est d’autant plus important qu’elles ne sont pas réglementées. Prenons l’exemple de l’huile moteur qui se présente sous trois viscosités différentes. La plus fluide, liquide comme de l’eau, procure des performances extrêmes au moteur mais, en contrepartie, ne permet pas une longue durée de vie à ce dernier qui doit tenir une course au minimum, soit 300 à 350 km. A l’opposée, la plus épaisse garantit une meilleure protection du moteur mais génère plus de pertes par friction, elle est plutôt utilisée sur les « vieux » moteurs qui terminent leur vie aux essais libres du vendredi. Quand on sait que seuls 8 moteurs par voiture peuvent être utilisés chaque saison (21 courses en 2013), il est primordial de les préserver au maximum. Le but du jeu consiste à trouver le compromis idéal entre performance et fiabilité ; c’est précisément là qu’entrent en jeu les analyses réalisées par Shell. En effet, elles permettent notamment de déceler les substances métalliques contenues dans les huiles moteur et de transmission. Une fois recoupées avec les données télémétriques recueillies sur les voitures, on arrive à prédire l’usure mécanique et décider du moment optimal pour changer le moteur ou la boîte de vitesse. C’est d’autant plus critique que le changement des ces organes est pénalisé par la FIA s’il est effectué pendant ou après les qualifications, voire pire, s’ils cassent en course !

Décidément la F1 évolue dans un autre monde ou vitesse et pro-activité sont omniprésents, l’essence même de la compétition.