TROFEO ABARTH 500 BENELUX : Pour débuter en course !

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Les formules monotypes, idéales pour accéder au sport automobile, sont régulièrement proposées par certains constructeurs pour découvrir de nouveaux talents mais aussi pour asseoir leur image sportive.


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Tout passionné de sport automobile rêve, un jour, de se retrouver au volant d’un bolide pour goûter aux sensations de la conduite pure, voire du vrai pilotage sur circuit. Ce rêve est désormais accessible pour quelques centaines d’Euros puisque de nombreuses journées circuit – appelées track days - sont organisées aux quatre coins de l’Europe.  Toutefois, la suite logique, c’est de courir « pour de vrai » et découvrir, enfin, les joies du pilotage en condition de course… Mais on parle alors d’un tout autre budget ! C’est pour cette raison que des formules monotypes comme le Trofeo Abarth ont vu le jour. La recette est simple: un constructeur adapte aux standards de la compétition un de ses modèles phares et organise des courses qui se déroulent dans le cadre de compétitions officielles.  Ce faisant, le budget doit rester raisonnable et la configuration technique des voitures doit être identique afin d’attirer un maximum d’amateurs du genre et de garantir une parfaite équité.

   

C’est ce qu’a décidé de faire Abarth Benelux en proposant la 500 Asseto Corse aux pilotes désireux de se lancer en compétition automobile. Le modèle servant de base est la 500 Abarth qui a été profondément modifiée (par NERI Automotive) pour non seulement satisfaire aux normes de sécurité (arceau cage, extincteur course, etc.), mais aussi pour fournir des performances dignes d’une véritable voiture de course (voir les spécifications en encart).  Et pour communiquer sur cette heureuse initiative, nous avons été conviés à tester ce petit bolide sur le fameux circuit de Zolder qui, jadis, a accueilli la F1.

 

Notre essai s’est déroulé par une froide matinée d’avril, dans des conditions loin d’être idéales pour une voiture de course; vous allez comprendre… En effet, le staff technique de Neri nous avait prévenus du niveau d’adhérence précaire de la piste : «  Attention, les pneus arrière ne chauffent pas, c’est comme sur du verglas… » avait lancé M.Neri, le boss de Neri Automotive. C’est donc en connaissance de cause que j’allais monter en piste, non sans avoir pris soin de bien m’installer à bord de ma monture.  La position de conduite, dictée par son baquet fixe, est bien celle d’une voiture de course. Raison pour laquelle j’ai dû changer de voiture à deux reprises pour enfin trouver celle qui me permettait d’actionner les pédales et le volant de manière acceptable. Et moi qui, généralement, me plains d’être assis trop haut, je me suis retrouvé au ras du sol, la vision gênée par la casquette du compte-tours; ambiance… Moteur.

  

Je quitte le box et je me dirige vers la sortie de la pitlane dans ma 500 survitaminée, vidée de toutes parts et renforcée par un arceau cage soudé à la coque. En posant mes roues sur la piste, j’entame une série de zigzags pour tenter de chauffer mes gommes slicks dures comme du béton. Un petit coup à gauche, un petit coup à droite et… c’est le tête-à-queue. Imparable ! Me voilà en sens inverse de la marche sans même avoir eu le temps de comprendre ce qui m’arrivait… Effectivement, c’est bien du… verglas ! A partir de là, je quitte le mode pilotage pour celui de la recherche d’adhérence, comme si la piste était détrempée. Je découvre alors un moteur plein de couple à mi-régime qui pousse fort, une direction légère et précise, et des freins très agressifs. Les sensations distillées par le châssis sont celles d’une auto très nerveuse au freinage et à l’inscription en courbe, ceci à cause de l’empattement très court, de la rigidité du châssis, de la répartition des masses et des freins privilégiant trop le train avant. J’évolue donc avec prudence et, à la fin du premier tour, je tente de hausser le rythme en retardant mon freinage à la dernière chicane… Résultat, blocage de roues avant et re-tête-à-queue ! Bon, mes pneus sont apparemment toujours froids. Je repars pour deux tours en redoublant de prudence mais sans avoir vraiment pu cerner tout le potentiel de cette auto à cause des réglages du châssis inadaptées aux conditions de roulage, dommage.

Mes sensations au terme de cet essai sont donc mitigées. C’est définitivement une voiture de course au potentiel intéressant mais non dépourvue de défauts, le principal étant son freinage. Surassistés et dotés d’une pédale à la course beaucoup trop courte, ses freins se sont révélés très difficiles à doser dans ces conditions d’adhérence délicates. Dommage qu’on n’ait pu l’essayer plus longuement par températures clémentes car cette bombinette doit être bien amusante à piloter… Une affaire à suivre donc.