Fort du succès de son « pot de yaourt » remis au goût du jour à la sauce « Mini », FIAT poursuit la déclinaison de la gamme 500 en emboîtant le pas de la… Countryman !
Présentation
Revisitée à la mode néo retro en 2007, la nouvelle 500 ou « Cinquecento » a tout simplement sauvé FIAT de la banqueroute puisque, depuis lors, il s’en est vendu pas moins d’un million. Mais le problème c’est que le reste de la gamme n’attire toujours pas grand monde. Et à la manière de Mini, FIAT n’a d’autre choix que de compter sur le succès de sa petite citadine en la déclinant sous d’autres formes de carrosseries et de gabarits … C’est pour cette raison que la 500C (cabrio) fût lancée en 2009 et que, aujourd’hui, c’est au tour de la 500L.
Espace et style
Le design est, sans conteste, le point marquant de la « Cinquecento » et FIAT a voulu y faire référence en concevant la version « L ». Mais en la découvrant, on a tout de même quelque difficulté à l’identifier à sa petite sœur tant ses proportions et ses formes diffèrent ; on reconnaît tout au plus sa bouille caractéristique mais cela s’arrête là. Dommage ! C’est que son allure de monospace compact aux formes relativement cubiques ne cadre pas vraiment avec le style rondouillard du modèle originel. Bref, je dois avouer être resté sur ma faim. A l’intérieur, ça passe mieux car la ressemblance avec la 500 classique est plus évidente ; cependant, la qualité perçue m’a semblé un cran en dessous. Selon ses concepteurs, la cible de la 500L est fondée sur la clientèle jeune de la 500 qui aurait un besoin soudain, mais certain, de place… comme l’arrivée de nouveaux bambins ! Une clientèle jeune qui ne veut toutefois pas renoncer au style et aux aptitudes de personnalisation de leur chère 500. Bon, cela peut aussi s’appliquer aux autres amateurs du genre qui aspirent à une voiture plus pratique, modulable et spacieuse (le coffre cube 400l). Et c’est principalement là-dessus que table cette 500L pour Large. Vous l’aurez compris, un programme de personnalisation est d’emblée disponible pour que chacun puisse se concocter sa propre et unique 500L… Ce serait son côté Loft. Que voulez vous, c’est la nouvelle tendance !
Technique
Stylée ou pas, chaque voiture a besoin d’un moteur… et voyons ce que FIAT nous propose pour mouvoir cette grande 500. Essence et diesel sont, bien entendu, au programme avec, pour les premières, le 1.4 16V Fire de 95 ch. et le 0.9 Turbo TwinAir de 105 ch. (on annonce une version gaz naturel du TwinAir et un 1.4 Turbo pour plus tard) ; côté diesel, on retrouve le bien connu 1.3 Multijet de 85 ch. qui se fera épauler par le nouveau 1.6 Multijet de 105 ch. courant 2013. Les transmissions sont manuelles ou automatiques robotisées selon les motorisations. Le tout a été développé pour garder un poids contenu (de 1245 kg à 1315 kg), garant de bonnes valeurs émissions de CO2 mais aussi de bonnes aptitudes dynamiques. C’est son côté Light.
Conduite
Au volant la 500L séduit tout d’abord par sa bonne position de conduite (ce qui n’est pas le cas de la 500 normale) et par la présentation de son habitacle qui adopte le style de sa petite sœur. Cependant, la fermeté et le manque de soutien des sièges déçoivent un peu, d’autant plus qu’il n’y a pas d’accoudoir central et que ceux des portières sont trop éloignés. Bref, on doit s’agripper à son volant pour ne pas être balloté dans les virages. Notre court galop d’essai s’est déroulé avec la version 1.4l essence dont le moteur est un peu juste pour mouvoir cette « grande » 500, les accélérations sont laborieuses et il faut monter sans cesse dans les tours pour suivre le flot du trafic. La version 0.9 Turbo TwinAir devrait mieux s’en tirer avec le couple plus généreux de son turbo, mais, après l’avoir essayer dans la Panda, on craint que sa consommation s’affole quand on le sollicitera dans une plus grande auto… Tout cela laisse à croire que la diesel 1.3 Multijet est, actuellement, la motorisation la mieux adaptée étant donné son couple plus élevé obtenu à bas régime (mais nous ne l’avons pas testée).
En conclusion, cette première prise de contact me laisse perplexe. En effet, je n’ai retrouvé ni le charme ni l’émotion procurés par le look de la petite 500, son point fort. Quand on sait qu’il constitue le principal facteur d’achat dans ce segment, on peut se demander si le public succombera aussi facilement à cette 500L. Cela d’autant plus que les motorisations actuelles sont un peu justes pour son gabarit et que la qualité d’assemblage n’est pas sans reproches (la nouvelle usine de Serbie doit encore monter en cadence et faire ses preuves). Bon, attendons l’arrivée de la 1.4 Turbo essence et du diesel 1.6 Multijet, des moteurs qui lui conviendront mieux, pour nous prononcer avec plus de recul.





