Nissan GT-R : Tsunami Mécanique!

GTR-1

Après avoir créé le « buzz » à sa sortie en 2009, la GT-R, nom de code R35, s’offre aujourd’hui son premier « facelift » cosmétique et technologique. L’occasion pour nous de vérifier si l’étendue de ses talents s’est encore étoffé…

Découverte

Méconnue du grand public européen à sa sortie en 2009, le missile de Yokohama s’est, depuis, forgé une réputation titanesque. C’est qu’à l’époque, elle s’était offert le scalp de « sa majesté » la 911 turbo en établissant un chrono ahurissant sur le légendaire circuit du Nuerburgring, le juge de paix en la matière. Aujourd’hui, elle nous revient encore meilleure, plus performante, plus efficace mais aussi plus savoureuse.

Technique

Esthétiquement elle semble inchangée malgré de nouvelles jantes forgées, des feux diurnes à led et un nouveau diffuseur en carbone ; pourtant, c’est mécaniquement que les améliorations sont plus sensibles. Rappelons aux novices que nous sommes en présence d’un monument de technologie : V6 3.8l biturbo de 530 ch. en position centrale avant, boîte séquentielle à double embrayage en configuration « transaxle », contrôle électronique de la transmission intégrale, aérodynamique record avec un Cx de 0,26… Bref, il nous faudrait tout un magazine pour en parler, mais retenez simplement qu’elle représente un condensé du savoir-faire japonais, une perle technologique qui n’a rien à envier à certaines voitures de renom deux à trois fois plus chères. En effet, sa construction fait appel aux matériaux les plus nobles (carbone, titane, aluminium) et son moteur est assemblé à la main !

Conduite

Dans le trafic, ce bolide se conduit comme un simple coupé à boîte automatique ; un moteur au ronronnement feutré, des passages de vitesses doux et rapides, une direction précise… Quiconque est capable de se déplacer en GT-R. Mais avouons-le, ce n’est pas pour cela qu’on achète une GT-R ! Non, son but ultime est d’offrir à son conducteur un niveau de performances et de sensations inégalé, le tout dans une enveloppe sinon prestigieuse (quoique), du moins très exclusive. En effet, cet essai, même s’il fut bref, restera à jamais gravé dans ma mémoire, tellement mon ressenti fut intense… Je me rappellerai longtemps le feulement de son V6 biturbo mais plus encore sa force et sa hargne à monter dans les tours ; la consistance de sa direction, le touché de pédale parfait de ses freins, son excellente position de conduite, ses splendides sièges Recaro alliant maintient et confort, et finalement l’efficacité ahurissante de sa transmission intégrale capable de passer les 612 Nm sur une chaussée même humide ! Tout cela dans un coupé 2+2 avec un vrai coffre pour un prix, certes élevé, mais défiant toute concurrence dans son segment. Ne tournons pas autour du pot, cette GT-R représente aujourd’hui le maître achat absolu des coupés ultra sportifs. Heureux propriétaires…