Renault Clio IV : Nouvelle et belle

Clio Entete

La nouvelle Clio surprend par son nouveau style tout en rondeurs, mais aussi par son gabarit plus imposant…

Comme disait la pub : « Elle tout d’une grande ». Enfin, … presque !

Découverte

En s’inspirant du concept car Dezir, la Clio change radicalement, non seulement par rapport à la lignée des versions précédentes, mais aussi du reste de la gamme. On retrouve, en effet, le coup de crayon de Laurens Van Den Acker, le nouveau patron du style. Une très bonne chose pour Renault. Désormais, la Clio est plus latine comme le prouve sa poupe qui rappelle une certaine Alfa 147, ce qui est plutôt un compliment. Mais au-delà de ces considérations purement esthétiques, il s’en dégage une impression générale de montée en gamme, ce qui est aussi flatteur. En réalité, cette impression est une volonté de la marque qui tente de repositionner la nouvelle Clio un cran plus haut. Le traitement de l’habitacle est donc orienté dans cette direction avec des nouveaux matériaux et coloris. Cependant, leur perception (ex. le noir piano brillant associé au chrome) nous donne une impression mitigée. Pourquoi ? Tout simplement parce que si cette touche High-tech chic était tendance il y a quatre ans lors du lancement de l’iPhone3, elle ne l’est plus forcement (plus de chrome depuis l’iPhone4). Espérons donc que Renault saura aligner la décoration de son mobilier en phase avec les nouvelles tendances du multimédia dont le cycle de vie est bien plus court que celui de l’Automobile.

Connectée

Multimédia et connectivité sont justement le nouveau cheval de bataille des constructeurs. Et Renault n’y déroge pas en misant beaucoup (trop ?) sur ses systèmes connectés Nav et R-Link qui sont très bien conçus. Le premier est de série dès le deuxième niveau de finition (Expression) et intègre notamment les systèmes audio et de navigation; le second, optionnel, ajoute la possibilité  de rester branché sur la toile dans sa voiture. Twitter, météo, facebook ou tout autre service online sont ainsi proposés moyennant finance (cela ne dépasserait pas 59€/an). Une première dans la catégorie qui risque de faire des émules.

Motorisation

Les moteurs de lancement sont au nombre de trois : 2 essences avec l’ancien 1.2 16v de 75 ch. et le nouveau 0.9 TCe 3 cylindres turbo de 90 ch. ; le bien connu 1.5 dCi proposé avec 75 et 90 ch. représente l’offre diesel. On nous annonce la venue d’un nouveau 1.2 TCe pour 2013, une déclinaison 4 cylindres du 0.9 TCe mais disposant, lui, de l’injection directe d’essence. Lors de notre essai nous avons pu tester le 0.9 TCe et le 1.5 dCi. Disons le tout de suite, le nouveau 0,9 TCe manque cruellement de couple à bas régime, il faut en effet attendre 2500 tours pour qu’il se réveille et qu’il pousse réellement. En dessous c’est laborieux, surtout en conduite urbaine, sa cible, dommage. Et pour ne rien arranger, sa consommation réelle de 7l/100 km est quelconque face au 1.5 dCi. Voila la conséquence quand on fait l’impasse sur l’injection directe… Un moteur turbo essence moderne ne peut tout simplement plus s’en passer. Cette technique permet de lancer le turbo dès les bas très régimes pour obtenir le couple maximum très tôt, ce qui n’est pas le cas ici. Gageons que le 1.2 TCe sera mieux réussi, sinon le diesel dictera encore sa loi dans la gamme Clio… Justement, après avoir testé le 0.9 TCe, le 1.5 dCi n’en paraissait que meilleur tant ses relances, sa consommation et son homogénéité lui sont supérieures, mai bon… son prix aussi !

Conduite

Pour la première fois dans une Clio, la position de conduite est enfin correcte grâce aux amplitudes de réglage du siège et du volant. Comme toute Renault, la tenue de route est de très bon niveau et la qualité de la direction continue de se bonifier avec le temps. Les ingénieurs se sont attelés à rendre le châssis plus réactif et communicatif en supprimant les points d’attache souples entre le berceau avant et la caisse ; un plus pour les réactions du châssis qui deviennent plus tranchantes et moins filtrées. La tenue de route y gagne en faisant de la Clio IV une des meilleures de sa catégorie mais, ce faisant, le confort de suspension en pâtît quelque peu, notamment lors de fortes et soudaines dénivellations de la chaussée, on ne peut pas tout avoir… Ajoutons encore que les sièges manquent de soutien latéral tout en se montrant trop mous à notre goût et la qualité de leur revêtement verse un peu trop dans le low-cost à la Dacia. Espérons que les versions hautes et sportives sauront corriger ces détails. Terminons par une mention spéciale pour le confort acoustique qui est de très bon niveau pour la catégorie.