Mercedes Classe A : Fun et Branchée !

A-Klasse

Sportivité, connectivité et … « Coolitude » !

Tels sont les arguments avancés par la nouvelle compacte de Mercedes.

La nouvelle Classe A fait table rase du passé et change tout pour mieux s’attaquer à ses rivales et leur chiper des parts de marché. C´est vrai que pour changer, elle change, la Baby-Benz ! Pensez donc, Mercedes va jusqu’à balayer d’un seul coup de crayon son concept novateur de monospace compact inauguré en 1996 et voué, alors, à un futur radieux. Seize ans plus tard, force est de constater que les temps, et par là les goûts, ont évolué ; c’est que pour espérer se tailler la part du lion il faut désormais un design jeune et branché avec une touche certaine de sportivité.

Découverte

La Classe A rentre donc dans le rang avec son format de compacte classique, telle l’Audi A3 ou la BMW 1, ses principales rivales. Cela ne l’empêche pas de conserver un style original grâce à ses formes très travaillées. Pour preuve, son long capot avant (sécurité des piétons oblige) est rehaussé par deux lignes courbes courant sur ses flancs jusqu´à sa courte poupe. Sa face avant ressemble sans équivoque à une Mercedes (la B en l’occurrence) alors que son postérieur tronqué affiche un style inédit pour la marque à l’étoile. L’intérieur suit la même tendance avec un mobilier de bord très stylé et inspiré, lui aussi, de la Classe B avec qui elle partage certains éléments dont, par exemple, le très élégant et lisible écran multimédia flottant… façon iPad !

Technique

D’emblée disponible avec une palette de motorisations bien fournie, elle peut se doter, au choix, de trois moteurs essence ou diesel, tous turbo et à injection directe. Avec des cylindrées de 1.6l et 2.0l, les versions essence sont nouvelles et disposent d’injecteurs à technologie piezo de dernière génération leur permettant de satisfaire aux normes Euro 6 qui entreront en vigueur en 2015. Les diesels, quant à eux, dérivent du bloc OM651 (1.8l et 2.1l) bien connu de ses grandes sœurs. Cependant la 180 CDI est un cas à part puisque la version à boîte manuelle emprunte son moteur à Renault (le OM607 1.5l, fruit de l’alliance qui vient d’engendrer le Citan, le récent utilitaire léger) alors que l’automatique conserve le moteur OM651 1.8l Mercedes… Déroutant. Techniquement, la nouvelle A se veut la référence du segment C premium et embarque donc toute la panoplie sécuritaire et d’aide à la conduite actuelle ; la connectivité est son autre argument phare pour attirer sa clientèle cible, dite de la génération « Y », soit les jeunes. Comme décrit dans nos colonnes précédemment, il est non seulement possible d’y connecter son iPhone (les appareils sous Android suivront), mais surtout de le piloter via le système « Command Online » et de communiquer avec le net tout en bénéficiant, entre autres choses, d’applications sociales pour rester « connecté » dans sa voiture ! Pour le reste, la plupart des équipements optionnels chers à la marque – et à notre portefeuille  – sont disponibles.

Sur la route

La présentation presse de cette Classe A restera gravée à jamais dans ma mémoire pour deux raisons. D’abord parce qu’elle marqua pour moi une première (dont je me serais bien passé !)… Puisque j’ai loupé l’avion qui devait m’y emmener ! Cette mésaventure, qui provoqua mon arrivée tardive à destination (et de nombreux coups de fil), m’aura finalement permis de profiter en solitaire (donc deux fois plus longtemps) du dernier véhicule d’essai disponible, une A250 dotée du pack Sport AMG. L’autre raison fut la découverte d’une auto surprenante : des sièges particulièrement confortables et moelleux combinés à un comportement routier vif et joueur, une première chez Mercedes ! De fait, le parcours sélectif et tortueux que nous avait concocté le service presse de la marque ne laissait planer aucun doute sur les aptitudes dynamiques de leur dernière création. C’est bien simple, jamais je n’avais connu de Mercedes aussi amusante à conduire ! Cela grâce à son train avant particulièrement directif et tranchant (mis au point par AMG svp) mais aussi à son châssis bien amorti, efficace et équilibré. Notons cependant que le confort d’amortissement est sensible à la monte pneumatique puisque la A250 s’est montrée plus conciliante que la A200 CDI essayée le lendemain alors qu’elles disposaient toutes deux du même châssis Sport AMG. Bref, tout cela pour dire que le châssis de la nouvelle A est une révélation tant il est Fun et dynamique, ce qui cadre parfaitement avec le côté jeune et sportif voulu par Mercedes.

Le moteur 2.0l essence de la A250 mérite, lui aussi, des éloges pour sa disponibilité ; son couple maximum de 350 Nm étant disponible dès 1200 tours/min, ce qui est remarquable. Extrêmement doux, silencieux et raffiné, il distille des performances de tout premier ordre tout en consommant peu, ceci, grâce à l’excellente boîte double embrayage 7G-DCT montée de série. Qu’ajouter de plus sinon qu’on est très bien installé dans l’habitacle spacieux à l’ergonomie sans faille (le cruise control est enfin implanté de manière logique chez Mercedes !) et dont le style amène un vent de fraicheur non seulement chez Mercedes mais aussi dans ce segment encore un peu trop « sérieux ». Bref, en ce qui me concerne et en attendant un essai approfondi, la Classe A nouvelle mouture passe son examen d’entrée avec mention !